Livre lu pour la séléction du mois de novembre du Prix de ELLE, catégorie "Documentaire".

 

 

 

A la base de ce documentaire, il y a l’étude du meurtre sordide d’un petit garçon de 3 ans dans une famille bourgeoise de l’Angleterre Victorienne. N’importe qui –famille ou domestiques- aurait pu commettre ce crime. On pénètre alors dans le mystère de la famille et de la maison du 19ème siècle, jusque là très fermées. On suit l’enquête policière au fur et à mesure.

 

Le livre s’appelle « L’affaire de road hill house » mais il aurait pu s’appeler « La presse et les histoires criminelles en Grande Bretagne au 19ème siècle. » ou « De l’influence des détectives de l’époque Victorienne sur la naissance du roman policier en Angleterre. » En effet, l’auteur avait des choses à dire sur les trois sujets mais n’a pas su choisir et au lieu d’écrire trois livres, elle a voulu tout traiter dans un seul

 

Personnellement, cela m’a beaucoup gênée. J’ai trouvé que cela manquait d’unité : on nous parle d’abord d’un crime réel et de l’enquête qui en découle mais des affaires criminelles romancées et des personnages fictifs inspirés de ces faits s’y imbriquent. Puis, se greffe l’étude de l’essor de la presse anglaise à cette époque autour de la passion des lecteurs pour les affaires criminelles.

 

Tous ces thèmes sont intéressants. Cela m’a donné envie de relire Dickens entre autres, et cela apporte un éclairage très intéressant sur la presse britannique actuelle. Mais j’ai trouvé cela très gênant de passer des faits réels aux personnages de romans. Surtout quand cela n’apporte rien au récit :

Page 241 : « Whicher et Williamson rejoignirent Londres le lendemain […] Dans la dernière livraison de All the Year Round, le héros de La Dame en blanc terminait aussi ses investigations à la campagne. L’épisode se concluait ainsi : « Une demi-heure plus tard, l’express m’emportait vers Londres. »

 

De plus, le souci d’exactitude, quand l’auteur parle de l’enquête réelle, quand elle rentre dans des détails pas forcément intéressants, est parfois pénible.

 

J’ai été déçue et j’ai fini par lire le livre en diagonale pour trouver les informations concernant la résolution de l’affaire « road hill house ».