Livre lu pour la séléction du mois de décembre du Prix de ELLE, catégorie "Polar".

 

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Au niveau du style, j’ai trouvé ce roman parfois maladroit ou alors peut-être mal traduit.

 

Au niveau de l’intrigue, Joséphine est une ancienne droguée transformée par un jeu de hasard en une espèce de détective qui doit retrouver une jeune étudiante tombée dans la drogue. Malheureusement, j’ai trouvé qu’elle n’avait pas beaucoup d’envergure. Les personnages, l’ambiance des bas-fonds, les années 50 ne sont qu’effleurés. Cela manque de substance et d’atmosphère. On pourrait être n’importe où, n’importe quand…

 

 

L’enquête en elle-même met un temps fou à décoller (pendant la première moitié du roman elle se résume à montrer une photo à toutes les connaissances de Joséphine). Il faut attendre la page 121 (plus de la moitié du roman) pour qu’un revirement de situation rende l’histoire intéressante et c’est à la page 166 qu’il y a une révélation vraiment accrocheuse et assez bien montée…Mais à ce moment là, il ne reste plus que 50 pages pour tout développer…

 

Ce n’est pas un mauvais roman mais je me suis ennuyée et suis restée sur ma faim quand cela a commencé à être intéressant. Dommage

 

 

 

En outre, je ne comprends pas les commentaires élogieux imprimés par l’éditeur sur la couverture : «Magnifique», «Addictif» et surtout « Si Raymond Chandler vivait aujourd’hui, il n’aurait pas fait mieux. Indispensable. » Il faudrait peut-être que les éditeurs évitent ces exagérations… Au pire les gens cités mentent un peu, au mieux c’est moi qui suis passée à côté de ce polar, car personnellement, je l’ai trouvé plat et sans saveur.