En cette période de "Bilans de lecture annuels", un post de Louis dans La citadelle des livres m'a interpellé... Il pose la question de la quantité de lecture par rapport à la qualité... J'allais donner mon avis par commentaire interposé mais je me suis dit que je risquais de m'étendre un peu trop...

En ce qui concerne ma "consommation" de livres, on m'a déjà fait des remarques sur la profusion de mes lectures et on me demande aussi parfois ce que j'en retiens... Comme si je mangeais du livre bêtement en regardant les mots sans en voir le sens ou sans m'intéresser à l'ensemble, comme si je scannais le livre le plus vite possible sans me souvenir de ce que j'ai lu...

Et franchement ça m'énerve un peu, car je ne me permets pas de critiquer quelqu'un qui lit peu ou lentement.

Et je sais que quand je suis dans une histoire, j'y suis, je la vis, je m'en imprègne...plus ou moins longtemps selon l'intérêt du livre... Parfois, comme un film, c'est quelques chose qui m'intéresse le temps d'une lecture, parfois j'y pense longtemps après...Parfois les personnages me suivent alors que je ne suis pas en train de lire, parfois je les oublie aussitôt le livre fermé...

Je sais aussi que je ressens un vrai besoin à avoir un "livre en cours" comme un fumeur aurait besoin de son paquet de cigarettes...(Et là, peut-être que Freud ou Lacan auraient leur mot à dire...le besoin de vivre dans de l'imaginaire, peut-être??)

Oui, j'enchaîne les livres, mais non, je ne privilégie pas la quantité à la qualité.

Oui, je m'amuse à compter le nombre de livres que j'ai lu dans une année, mais non, je ne me force pas à lire un livre pour faire du "chiffre" (et je ne "compte" pas les livres abandonnés...)

Et puis...je ne fais pas exprès de lire vite : je lis à mon rythme! (Et puis d'abord, je voudrais pas dénoncer, mais y en a qui lisent encore plus que moi!! ;-)