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Dans le groupe de lectrices de ELLE auquel je participe sur Facebook, certaines m’ont fait comprendre que je ne pouvais pas noter un livre sans l’avoir lu jusqu’au bout (alors que jusqu’ici, j’avais abandonné plusieurs livres sans trop de scrupules, ayant l’intime conviction de les avoir jugés à la lumière de mon appréciation personnelle…) Mais avec un peu de mauvaise conscience j’ai donc lu « Sulak » jusqu’au bout (en accélérant un peu à la fin quand même) et je ne sais pas si Philippe Jaenada remercierait ces lectrices plus « intègres » que moi car si je m’étais arrêté au tiers du livre comme j’ai été tentée de le faire j’aurai sans doute mis 10/20 mais après l’avoir fini, mon exaspération était telle que je lui ai mis 8/20… Elles avaient peut-être raison, finalement… Mais trop tard pour baisser les notes des autres livres abandonnés...

Qu’est-ce qui ne m’a pas plu ? Et bien tout, sauf Bruno Sulak qui était sans doute un homme assez charismatique et fascinant pour devenir un personnage romanesque mais justement, la première chose que je n’arrive pas à comprendre c’est pourquoi "Sulak" est estampillé "roman" car pour moi c’est une biographie, détaillée et installée dans son époque… mais pas un roman… On pourrait même croire que c’est aussi une autobiographie car Philippe Jaenada ne peux s’empêcher de glisser des notes personnelles sur sa propre vie dans le récit ce qui m’a fortement déplu à la longue. Il dit parfois qu’on « se fout » sans doute de ces détails… Je confirme…

Mais peut-être que j’aurai supporté ces digressions si elles n’avaient pas été l’objet d’une multitude de parenthèses (avec parfois des parenthèses DANS les parenthèses et même des phrases commençant par des parenthèses). Il y en a tant et elles sont tellement à rallonge que j’ai parfois du relire les passages qui les précédaient pour savoir de quoi il parlait…

Quant à la vision que Philippe Jaenada a de Bruno Sulak, cela relève un peu de la groupie. J’ai eu l’impression qu’il nous parlait de  « Saint Sulak », du « génie Sulak », du « gentil Sulak » contre les méchants policiers et son parti pris totalement idolâtre est devenu pour moi assez désagréable. Je trouve qu’on passe assez rapidement sur les gens qui sont en prison pour lui, sur sa fille qu’il n’a presque pas vu, sur les femmes dont il est amoureux en même temps (presque interchangeables à la fin).

Pour conclure, j’ai trouvé ce récit fouillis, confus. Je n’ai pas du tout aimé le gadget des parenthèses (après cette lecture j’en viens presque à regretter les / et les notes de bas de pages de Karine Tuil !)

Et puis j’ai trouvé que l’auteur était souvent méprisant avec ceux qui vénéraient pas son héros, et même assez misogyne et vulgaire. Sans compter les accusations sous-entendues alors qu’il reconnaît lui-même qu’il n’est sûr de rien.

Mon livre est d’ailleurs bien corné mais pas parce que j’y ai trouvé de belles phrases (même si j’ai trouvé que Bruno Sulak écrivait de belles lettres en prison à la fin) mais parce que je relevais des passages qui m’énervaient.

Pour tout dire je ne comprends tout simplement l’engouement autour de ce pseudo roman !

Toute petite sélection de ce qui m'a énervée :

Sans titre 1

Sans titre2

 Sans titre 3

 

Sans titre 1

Sans titre4

Sans titre5

Lu dans le cadre du logo 2014

D'ailleurs vous pouvez aller fouiner sur les blogs des copines jurées de ELLE : 

Ankya,  AwaBiancaBlandineCécile

Eva, FleurGaléa, Kirili

MarjorieMarieMeelly, Micmélo

MiorMusmePascale,

TynnValérieVirginie

 Les avis de Kirili  et d'Eva et de Valérie  et de Laure et de Galéa (qui est plutôt de mon avis ;-) en cliquant sur leurs noms