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Ce roman jeunesse est loin d’être mièvre, il aborde des thèmes très lourds quand l’histoire avec un grand H empiète sur le présent de manière détournée.

Le premier chapitre nous plonge dans l’horreur de Sobibor le camp de la mort avec une scène poignante.

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Ensuite nous rencontrons Emma, une jeune fille d’aujourd’hui, qui vole dans un magasin, comme un appel au secours et qui souffre d’anorexie et de boulimie et surtout d’un grand mal-être caché derrière un sentiment de toute puissance à dominer son corps. Elle était très proche de sa grand-mère polonaise qui vient de mourir. Cette dernière avait rencontré son mari, le grand-père d’Emma pendant la 2ème guerre mondiale. Un jour à la fin de sa vie, elle lui parle d'un certain Jacques et de Sobibor et quand Emma en parle à son grand-père, il se ferme complètement...

Puis nous découvrons Jacques Desroches que l’on suit au travers de son journal qui commence en 1942 quand ce jeune français se retrouve impliqué de son plein grès et avec enthousiasme dans les idées nazies et qui a un poste à responsabilité dans le camp de la mort de Sobibor.

Les histoires sont directement ou indirectement liées et sont toutes très poignantes, que ce soit dans l’horreur de la guerre et de la solution finale, dans la froideur et l’absence d’empathie de Jacques Desroches ou dans ce que ressent Emma.

C’est un roman sur l’histoire et les histoires de famille liées à celle-ci et le poids que doivent porter ceux qui savent ou devinent.

Un roman vraiment fort que je conseille à partir de 14 ans.

emprunté au CDI

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