A la fin de cette horrible année 2015, j'ai été inspectée et ça ne s'est pas très bien passée, j'ai été très assez perturbée par cette visite de l'inspecteur (même s'il a décidé que ce serait une visite « conseil » et qu'il reviendrait m'inspecter en juin et qu'il a bien insisté sur mes qualités), il faut être objectif, mon cours a été nul et du coup je me suis sentie bien nulle aussi... Je me suis retrouvé très désemparée et malheureuse et je me suis  beaucoup remise en question...

Mes collègues m'ont beaucoup soutenue et je dois dire qu'ils m'ont tous fait du bien. Mais une collègue que je connais depuis que je suis prof dans mon collège (depuis 1999!) m'a écrit une lettre très émouvante et d'une gentillesse profonde et terriblement encourageante. Elle a joint à sa lettre un magnifique texte que je ne connaissais pas et qui restera toujours près de mon coeur je pense... Je compte bien le diffuser le plus possible autour de moi car en ces temps où la bienveillance devient presqu'un ordre déformé (dans mon métier en tout cas), ce texte est à mon avis la quintessence de la bienveillance.

Je vous l'offre si vous ne le connaissez pas et je vous encourage à le partager autour de vous!

Pour connaître l’histoire de ce texte cliquez sur le titre (c’est un texte qui était écrit en anglais, il existe donc différentes traductions)

 

Desiderata (ou L’inscription de Baltimore)

« Reste calme au milieu du bruit et de l’impatience et souviens-toi de la paix qui découle du silence. Autant que tu le peux, mais sans te renier, sois en bons termes avec tout le monde. Dis ce que tu penses, clairement, simplement; et écoute les autres, même les sots et les ignorants; eux aussi ont quelque chose à dire.

Evite les gens grossiers et violents ils ne sont que tourments pour l’esprit. Si tu te compares aux autres, tu risques de devenir vaniteux ou amer, il y aura toujours quelqu’un de plus grand ou de plus petit que toi.

Sois fier de ce que tu as fait et de ce que tu veux faire. Aime ton métier, même s’il est humble; c’est un bien précieux en notre époque trouble. Sois prudent dans tes affaires, car on pourrait te jouer de vilains tours. Mais que ceci ne te rende pas aveugle à ce qu’il y a de beau; bien des gens luttent pour un idéal et, partout sur la Terre, on fait preuve de courage.

Sois toi-même, surtout dans tes affections. Fuis par-dessus tout le cynisme en amour, car il persiste même après avoir desséché ton cœur et désenchanté ton âme.

Permets-toi de t’enrichir de l’expérience des ans, te défaisant progressivement de tes puérilités. Affermis-toi pour faire face aux malheurs de la vie.

Mais ne te détruis pas par une imagination maladive; bien des peurs prennent naissance dans la fatigue et la solitude. Malgré la saine discipline qui s’impose, sois bon envers toi-même.

Tu es un enfant de l’univers, tout comme les arbres et les étoiles: tu as le droit d’être ici. Et même si cela n’est pas clair en toi, sois assuré que tout se passe dans l’univers selon ses règles propres. Par conséquent, sois en paix avec ton Dieu, quelle que soit en toi son image. Et par-delà tes peines et tes aspirations, au milieu de la confusion de la vie, sois en paix avec ton âme.

Dis-toi qu’en dépit de ses faussetés, de ses ingratitudes, de ses rêves brisés, le monde est tout de même merveilleux.

Répands la bonne humeur. Et tâche d’être heureux. »

 

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