the girls

 

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J’ai commencé ce roman à une période très chargée au travail et ce n’était sans doute pas les meilleures conditions pour entrer dans un roman. En le refermant je peux dire que j’ai plutôt bien aimé, mais surtout la deuxième partie. Je me suis un peu ennuyée dans la première moitié. Elle installe bien l’ambiance et permet de comprendre l’état d’esprit du personnage principal, Evie, mais j‘ai trouvé que cela manquait de rythme et que cela traînait un peu en longueur.

La deuxième partie fait approcher le récit d’un évènement qui a été annoncé dès le début du roman et donne un coup d’accélérateur et j’ai bien plus aimé !

Passé ce bémol, laissez-moi vous dire quelques mots sur l’histoire. La majeure partie se déroule en 1969 et Evie est une adolescente de 14 ans qui n’a qu’une amie et dont les parents sont séparés depuis peu. Sa mère se cherche une nouvelle vie et son père a déménagé très loin avec sa jeune petite amie. Evie n’a pas vraiment d’ancrage et c’est une période charnière. Elle se coupe de son amie et croise des filles fascinantes qui l’attirent terriblement, surtout Suzanne, à qui elle a envie de plaire, de ressembler…

Il se trouve que ces filles font partie d’une sorte de communauté hippie sous l’influence d’un homme charismatique. On sent petit à petit monter une tension au sein de la communauté qui va aller jusqu’à un drame terrible. Evie passe d’un de ses parents à l’autre mais elle reste surtout le plus possible au ranch : elle devient très attachée à la vie de bohème et de liberté de ce lieu où vivent les filles et leur « gourou » et elle s’y sent bien, toujours à la recherche de l’attention de Suzanne, de façon presque obsessionnelle, amoureuse.

En parallèle, on voit aussi Evie adulte, des années plus tard. Les gens qui savent qu’elle a été liée à cette communauté pensent tout de suite au drame et cela colore la perception qu’ils ont d’elle. De son côté, quand elle repense à cette période, c’est plus pour se remémorer ce qu’elle ressentait dans cette vie qui était si différente de celle qu’elle devait vivre et qu’elle a vécu. Quand elle pense au drame, cela réveille en elle des questionnements.

Ce que j’ai aussi aimé dans ce roman c’est l’atmosphère -on ressent la chaleur, on voit l’admiration, il y a quasiment une lumière différente qui rayonne autour des personnages admirés par Evie, on ressent aussi la solitude d’Evie (que ce soit celle de 1969 ou celle du présent).

Pour la petite histoire, j’ai appris en écoutant les Bibiliomaniacs que la communauté hippie est celle Charles Manson (the Manson family) même si ce n’est jamais mentionné, les noms étant tous différents. Cela m’a donné envie d’en savoir plus sur l’histoire réelle qui sert de toile de fond à ce roman.

2016 objectif 2017 : -9

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Petit Bac 2017 catégorie "Famille"