Le marathon et moi c’est une histoire qui a commencé il y a 5 ans à Paris avec mon premier marathon en 2012. Puis je m’étais inscrite au marathon de La Rochelle en 2013, mais une blessure peu de temps avant m’avait contrainte à abandonner au bout de 21 km, pour prendre ma revanche j’avais couru le Marathon du Mont Saint Michel en 2014, puis en 2015, j’ai couru le marathon vert de Rennes (mon meilleur temps 5h12 !) et en 2016 j’avais souffert sur le marathon du Mont Saint Michel à nouveau. Je m’étais alors inscrite au marathon de Paris avec le réel espoir d’enfin finir un marathon en 5h (je me disais même que pour mon 5ème marathon 5 ans après le 1er, symboliquement, je pourrais le finir en 5h !)

Je me suis préparée avec régularité, en évitant de faire du fractionné qui m’avait sans doute fatiguée les fois précédentes et en privilégiant l’endurance et des sorties plus rapides à raison de 3 sorties par semaine (sauf quand cela était impossible). Je pensais avoir été raisonnable dans mes objectifs et je m’étais promis d’être régulière dans ma course et de ne pas partir trop vite… Et pourtant… Je ne suis pas allée au bout…

Allez, un petit compte rendu quand même pour vous faire vivre l’aventure !

Le samedi, nous sommes allés au Salon du Running pour chercher mon dossard (et si je puis me permettre, payer une inscription à un marathon 100 € et avoir juste un mauvais sac à dos et un échantillon de baume du tigre en cadeau, c’est un peu maigre (à l’arrivée, il y aussi le tee-shirt Finisher et la médaille, mais ça c’est pour tous les marathons). Séances photos et recherche de mon nom sur le mur des participants et un peu de tourisme.

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Le lendemain matin, je me suis préparée et je suis allée tranquillement à pieds de mon appartement de location jusqu’à l’Arc de Triomphe pour un réveil musculaire en douceur (j’avais peur de me perdre mais en fait, de nombreux marathoniens avaient eu la même idée que moi !).

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Une pause pipi dans les plus belles toilettes de la ville et j’ai rejoint mon sas des plus de 4h30.

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Grosse émotion pour moi, comme à chaque départ de marathon : le mélange des personnes présentes, tous âges, toutes tailles, toutes formes est enthousiasmant. Au moment où nous avons commencé à marcher pour nous approcher de la ligne de départ, j’ai même eu les larmes aux yeux !

 

Quand j’ai passé la ligne de départ à 9h55, ma montre gps n’a pas fonctionné tout de suite et j’ai dû la rallumer et elle n’a pas capté tout de suite ma vitesse et j’ai l’impression que je suis partie trop vite alors que j’avais pour consigne de rester à 6,45mn/km dès le début mais je ne le saurai jamais. En plus après je ne savais plus où j’en étais du temps et des km, c’est idiot mais quelque part, ça m’a un peu empêché de savourer le début de la course. Mais à part ça, les rues de Paris, les monuments, la bonne humeur du public, le soleil (pas encore trop chaud) : un vrai plaisir !

J’ai couru sans problème les 22 premiers kilomètres, j’étais dans mes temps, je m’hydratais bien, tout allait bien mais quand j’ai passé le km 23, vers 12h40, après 2h45 de course, j’ai commencé à me sentir très mal, à sentir que je flanchais, à avoir les jambes qui vacillent… J’ai marché, puis repris la course puis eu des crampes alors j’ai remarché, puis j’ai alterné course et marche et puis les tunnels m’ont un peu cassée psychologiquement…

Je me suis fait doubler par un meneur d’allure 5h et là j’ai essayé de le raccrocher (en me disant d’une que tout espoir n’était pas perdu et surtout en étant un peu en colère contre l’organisation à qui j’avais envoyé un mail avant la course pour savoir s’il y avait un meneur d’allure 5h et qui m’avait répondu que non, il y aurait un meneur 5h30 mais pas 5h !!! Or si j’avais su qu’il y avait un meneur 5h, je l’aurai cherché dans le sas et j’aurais essayé de le suivre dès le début !

Pourtant, j’avais respecté tous mes plans mais c’était sans compter sur un paramètre imprévisible… Il se trouve que le premier jour vraiment très chaud et ensoleillé de l’année où j’ai couru a été le jour du marathon et mon corps n’étant pas acclimaté, je n’ai pas supporté cette chaleur et mon corps m’a dit stop… Je ne me cherche pas d’excuses, je sais la majorité des marathoniens ont réussi à finir malgré la chaleur, mais je sais aussi que j’ai croisé beaucoup lus d’ambulances sur la route et que quand j’ai commencé à avoir les jambes qui flageolaient même en marchant et que j’ai commencé à me dire que je serais peut-être la prochaine à être secourue, j’ai su qu’il fallait que je m’arrête…

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Vu que je marchais, je me suis arrêtée pour prendre la Tour Eiffel en photo!

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Mon petit supporter aux couleurs de l'UNICEF!

 

Alors quand j’ai retrouvé mes hommes juste avant le 30ème kilomètre, alors que je marchais depuis un moment, j’ai décidé d’abandonner… le cœur lourd et les larmes pas loin de couler car j’avais un sentiment d’échec et même de honte… Je voulais tellement finir… Nous avons marché ensemble jusqu’au panneau 30km, pour symboliquement se dire que j’étais allée jusque-là et nous sommes rentrés…

Je dois vous dire que j’ai mis du temps à accepter que cet abandon, cet échec n’était pas une « honte » et que je n’avais déçu personne. En lisant les messages de mes amis, de la vraie vie ou du blog, j’ai commencé à me dire que j’avais au moins eu le mérite de me lancer dans l’aventure.

Je suis surtout heureuse d’avoir couru pour l’UNICEF et pour les enfants de Syrie et les dons qui ont été faits pour m’encourager dans cette cause ont permis de rapporter à ce jour  380 € et je me dis que c’est déjà ça ! (Et si vous voulez faire un don malgré mon abandon, il n'est pas trop tard ;-) je sais que certains m'ont dit qu'ils allaient envoyer quelque chose la semaine prochaine ;-)

Alors après un grand découragement et un sentiment de ne pas être à ma place sur une course comme le marathon, je me dis que je vais sans doute essayer de faire plus de semi-marathons à commencer par le semi des Courants de la liberté à Caen le 11 juin et puis concernant le marathon, je me dit que j’ai encore mon rêve de courir le marathon de Londres et puis, j’avais fait un bon temps sur le marathon vert de Rennes, alors je pourrais peut-être le refaire et puis… j’ai aussi une revanche à prendre à Paris … un jour… ;-)

Merci à tous pour votre soutien et vos encouragements !