the gustav

En Suisse, juste après la Seconde Guerre Mondiale, Gustav, un jeune garçon qui vit seul avec sa mère rencontre le petit Anton à l’école maternelle. Gustav encourage Anton à s’endurcir car ce dernier est très sensible mais Gustav a appris auprès de sa mère qu’un bon Suisse doit se maîtriser et être fort. Depuis toujours, il vit dans l’ombre d’un père décédé quand il était bébé, policier qui a aidé les Juifs pendant la guerre et qui selon sa mère a tout perdu à cause de ses actionset elle en tient d’ailleurs une grande amertume envers les Juifs pour cela. Gustav adore sa mère mais elle passera sa vie à le tenir à distance. Petit, il est déchiré entre une vie de famille sans affection et une amitié pleine d’admiration pour Anton et aussi sa famille, des parents Juifs et aisés qui mettent leur enfant au centre de leurs préoccupations et qui l’encouragent sans cesse.

Dans une deuxième partie, on découvre l’envers du décor, en voyant les parents de Gustav avant sa naissance. On apprend que ce qui s’est passé entre eux et comment et pourquoi leurs relations ont évoluées. Et cela apporte un éclairage très différent sur l’enfance de Gustav et ses rapports avec sa mère.

La dernière partie, nous présente Gustav et Anton à la cinquantaine qui vivent toujours dans leur petite ville de Matzlingen. Gustav est le propriétaire sans prétention d’un petit hôtel et Anton est devenu un bon professeur de piano, après avoir fait une croix sur ses ambitions de concertiste. Le passé et les personnages rencontrés dans les deux premières parties sont toujours là. Les deux hommes vivent leurs vies dans une certaine frustration, n’ayant pas atteint leurs rêves et n’étant pas vraiment heureux. Leur amitié est toujours forte même si elle est aussi assez déséquilibrée. 

J’ai trouvé que le roman était un peu lent au départ mais la construction est vraiment intéressante et les thèmes sont multiples et riches. Il y est notamment question d’une quête d’amour et de personnes qui passent les uns à côté des autres car ils n’arrivent pas ou ne peuvent pas se dire qu’ils s’aiment. C’est un roman qui s’est décanté en moi après sa lecture et en y pensant au moment d’écrire ce billet, je réalise qu’il m’a beaucoup plus marqué que je ne l’aurais pensé en le refermant et c’est toujours intéressant de sentir qu’un livre prendre de l’ampleur après sa lecture.

J'ai entendu parlé de ce roman sur un blog de lecture anglais et je l’ai acheté en Angleterre en mars. J'ai choisi de le lire pour le 12 mai car il a remplacé le livre tiré au sort au Book Jar et j’ai découvert au moment d’écrire ce billet que le roman était traduit sous le titre « Sonate pour Gustav » et qu’il sortait … le 10 mai !!! C’est donc par le plus grand des hasards que je parle d’un roman qui vient juste de sortir (et ce n’est même pas un SP ;-)

PAL 2017 Objectif 2017 : -14

Petit Bac 2017catégorie "prénom"

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a year in England chez Titine