Enna lit, Enna vit!

Un espace pour parler de mes lectures et ce qui tourne autour des livres...un peu de cuisine, un peu mes voyages, mes sorties, un peu ma vie...Un petit fourre-tout!

09 janvier 2009

"Les cerfs volants de Kaboul" ("The kite runner") de Khaled HOSSEINI

Roman lu il y a quelques temps dans le cadre du Challenge ABC 2008.

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Ce roman, c'est l'histoire d'un petit enfant qui devient un homme et l'histoire d'un pays : l'Afghanistan.

Amir grandit à Kaboul avec Hassan, son ami, son "frère" de nourrice mais Hassan est aussi le serviteur et Amir le fils du maître. Ce dernier traite les deux enfants à égalité et Amir a souvent l'impression qu'il doit se battre pour obtenir l'attention et l'affection de son père.

Dans les années 1970, un évènement marque une rupture dans la vie de Amir et Hassan puisque pour être sûr de gagner l'amour de son père Amir ne défend pas, n'aide pas, ne soutient pas Hassan contre une bande de jeunes gens très violents qui attaque son ami. A partir de là, il ne peut pas vivre avec sa mauvaise conscience et se retourne contre Hassan.

Quelques années plus tard, sa vie s'écroule encore plus quand les Russes envahissent l'Afghanistan et qu'il doit avec son père, fuir pour les USA. Là, ils reconstruisent une vie, parmi d'autres réfugiés afghans. Amir devient écrivain, se marie, mais la mauvaise conscience ne l'a jamais vraiment quitté.

En 2001, il reçoit un coup de téléphone qui le fait retourner en Afghanistan, un pays qu'il ne reconnaît pas depuis qu'il est aux mains de la terreur de Talibans. Et pourtant, c'est là qu'il pourra se racheter et renouer avec son passé en étant à nouveau lié à Hassan.

Très belle histoire, sur un pays déchiré, sur la manière dont les enfants gèrent leurs peurs et leurs traumatismes, sur l'appartenance à un pays, sur l'amour filial, sur les dangers du mensonge...

C'est un roman très humain, émouvant et instructif sur un pays qu'on ne connaît pas forcément très bien.

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29 décembre 2008

"Tout est illuminé" ("Everything is illuminated") de Jonathan Safran Foer.

J'ai lu ce livre en février 2008 dans le cadre de mon challenge ABC et je l'ai mis sur ma liste des 10 livres importants pour moi du défi « Blog-o-Trésors » car c'est un livre qui m'a beaucoup plu et marqué. Comme j'avais fait un commentaire dessus sur le Forum Le Monde d'Allie, j'ai envie de vous en reparler aujourd'hui.

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Couverture française

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Je l'ai lu en anglais et je pense que la perception de l'écriture de l'auteur peut être complètement différente selon la manière dont il a été traduit en français. En effet, un des narrateurs et personnages centraux du roman est un jeune Ukrainien qui parle en mauvais anglais avec vocabulaire mal choisi, des tournures de phrases approximatives, vieillottes, littérales, ou au registre de langue inapproprié ou hors contexte, ce qui est à la fois très drôle et compliqué à suivre au début.

C'est un roman compliqué à raconter... Il faut vraiment se laisser porter...

Il y a trois personnages principaux :

Jonathan Safran Foer qui est un jeune écrivain américain et juif qui vient en Ukraine à la recherche de la femme qui a sauvé son grand-père des nazis au moment de la seconde guerre mondiale. Il y a Alex, le jeune ukrainien qui lui sert de traducteur et le grand père d'Alex, qui sert de chauffeur pour l'expédition, à la recherche de Trachimbrod, le village du grand père de Jonathan.

Différentes parties se succèdent dans le roman :

Alex qui raconte sa version de la visite de Jonathan, et leur recherches en Ukraine.

Les lettres que Alex écrit à Jonathan, qui nous apportent des informations sur sa propre famille.

Le récit écrit par Jonathan sur l'histoire du village de Trachimbrod et sa propre famille entre 1780 et quelques et 1942.

Petit à petit l'Histoire avec un grand H se mêle aux histoires individuelles, que ce soit dans le passé ou dans le présent.

Ce roman parle d'amour, de haine, de religion, de guerre, de famille, de mémoire, de pertes, d'espoir, d'histoire...

C'est un livre qui m'a beaucoup plu, qui est à la fois un peu ardu au début mais qui est plein d'émotions et d'humour et les personnages, l'histoire et les émotions évoluent tout au long du roman.

01 décembre 2008

« Dope » de Sara Gran

Livre lu pour la séléction du mois de décembre du Prix de ELLE, catégorie "Polar".

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Au niveau du style, j’ai trouvé ce roman parfois maladroit ou alors peut-être mal traduit.

Au niveau de l’intrigue, Joséphine est une ancienne droguée transformée par un jeu de hasard en une espèce de détective qui doit retrouver une jeune étudiante tombée dans la drogue. Malheureusement, j’ai trouvé qu’elle n’avait pas beaucoup d’envergure. Les personnages, l’ambiance des bas-fonds, les années 50 ne sont qu’effleurés. Cela manque de substance et d’atmosphère. On pourrait être n’importe où, n’importe quand…

L’enquête en elle-même met un temps fou à décoller (pendant la première moitié du roman elle se résume à montrer une photo à toutes les connaissances de Joséphine). Il faut attendre la page 121 (plus de la moitié du roman) pour qu’un revirement de situation rende l’histoire intéressante et c’est à la page 166 qu’il y a une révélation vraiment accrocheuse et assez bien montée…Mais à ce moment là, il ne reste plus que 50 pages pour tout développer…

Ce n’est pas un mauvais roman mais je me suis ennuyée et suis restée sur ma faim quand cela a commencé à être intéressant. Dommage

En outre, je ne comprends pas les commentaires élogieux imprimés par l’éditeur sur la couverture : «Magnifique», «Addictif» et surtout « Si Raymond Chandler vivait aujourd’hui, il n’aurait pas fait mieux. Indispensable. » Il faudrait peut-être que les éditeurs évitent ces exagérations… Au pire les gens cités mentent un peu, au mieux c’est moi qui suis passée à côté de ce polar, car personnellement, je l’ai trouvé plat et sans saveur.

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30 novembre 2008

"Les Déferlantes » de Claudie Gallay

Livre lu pour la séléction du mois de décembre du Prix de ELLE, catégorie "Roman".

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Lambert revient du passé, dans La Hague de son enfance, persuadé que Théo, l’ancien gardien de phare est responsable de la mort de ses parents, 40 ans plus tôt.

Un à un, on tire les fils d’une pelote bien serrée pour découvrir des histoires de famille et d’amour. Des relents de haine et de jalousie… Des personnages secrets et intenses, renfermés depuis longtemps…

« Il y a toujours mille raisons pour s’enfermer. Sortir est beaucoup plus difficile. » Page 171.

Le roman se déroule tout en lenteur, en douceur et en dureté, en mots ciselés  et choisis. Au rythme de la brume qui tombe et des oiseaux qui volent contre le vent. D’ailleurs, les éléments - le vent, la côte, la mer - sont autant de personnages dans ce récit.

« Il aimait aussi s’occuper des pierres, des arbres. Il disait qu’il sentait battre la vie dans le corps des pierres. Il croyait que les vies que la mer prenait devenaient le vivant de la mer. » Page 39.

« A la Hague, les vieux et les arbres se ressemblaient, pareillement torturés et silencieux. Façonnés par les vents. Parfois, une silhouette au loin, et il est impossible de savoir s’il s’agit d’un homme ou d’autre chose. » Page 133.

La narratrice observe le monde – celui qui l’entoure et son monde intérieur.

« […] deux solitudes face à la mer, revenus aux origines du monde. La mer reculait, elle revenait, des arbres poussaient et les enfants naissaient et ils mourraient.

D’autres enfants les remplaçaient.

Et la mer, toujours.

Un mouvement qui se passait de mots. Qui s’imposait […] » Page 252.

Elle porte aussi en elle une solitude, un sentiment de perte et de manque. Elle semble enfin pouvoir faire le deuil au milieu de ces paysages et de ces silences.

« Je me souviens de cette nuit. De cette première nuit où j’ai cessé de penser à toi.

Parce qu’il y avait lui.

Cette première nuit où j’ai rêvé de lui. Où je me suis perdue, dans un rêve, avec un autre. » Page 339

« Les déferlante » est un roman qui se déguste à petites gorgées, à petites bouffées. Il ne faut pas se presser, il faut se laisser porter par le rythme - le flux et le reflux -.

Très belle écriture, très belle atmosphère et des personnages réels et attachants. Ce fut une belle découverte, j’ai presque envie de dire une belle rencontre.

13 novembre 2008

"Tous ces silences entre nous" de Thirty Umrigar

Ce livre m'a été offert cet été par Miss Orchidée pour mon anniversaire (Merci encore j'ai adoré!)

Je l'ai lu dans le cadre de mon Challenge ABC 2008.

Le roman se situe à Bombay et nous montre différentes facettes de l'Inde moderne, entre beaux quartiers et bidonvilles, les différents milieux sociaux et les habitudes ancestrales qui existent en Inde.

L'histoire est centrée sur Bhima, la domestique illettrée qui vit dans un bidonville avec sa petite fille Maya, elle-même déshonorée par une grossesse hors mariage, et sur Sera, la patronne aisée, qui vit dans un bel appartement avec sa fille enceinte, Dinah, et son gendre.

Depuis 20 ans elles vivent côte à côte, si proches et pourtant si éloignées. Des différences immenses les séparent socialement :

"Tu racontes à toutes tes amies que Bhima fait partie de la famille, que tu ne pourrais pas vivre sans elle, et pourtant elle n'est pas assez bien pour s'asseoir à table avec nous [...]"

Mais leur condition de femmes en Inde les rapproche malgré tout sur bien des points. Toutes deux ont commencé leurs vies de femmes mariées sur des bases plutôt heureuses, mais chacune a aussi très vite vécu des douleurs, des humiliations et des trahisons entraînées par les hommes : belle-mère acariâtre toute puissante, mari violent, chômage, alcool, illettrisme, abandon, enfants hors mariage...

"Les femmes créent, se dit Bhima, les hommes détruisent. Ainsi va le monde."

C'est d'ailleurs encore le fait d'un homme si leur relation particulière, faite de silences, de complicité et d'impossibles rapprochements se détruit.

C'est un roman plein de révolte de femmes, d'injustices et de résignation. Des histoires de femmes fortes ou plus ou moins soumises, des pensées qui s'envolent, des réflexions très humaines.

Le personnage de Bhima est passionnant, très riche et complexe. Très émouvant.

J'ai aussi beaucoup aimé le style, fluide, poétique et empreint de réalisme aussi.

"Un jour nouveau. Elle l'affrontera demain, pour Maya. En même temps que la mer se réveillera, en même temps que tout ceux qui peuplent Bombay [...] oui, comme tous les autres, ces millions de personnes qu'elle n'a jamais vues et les quelques unes qu'elle connaît -elle aussi, elle affrontera un jour nouveau, demain.

Demain. Le mot s'attarde un moment, à la fois promesse et menace. Puis il s'éloigne tel un bateau de papier, emporté par la mer qui lui caresse les chevilles.

Dehors, il fait nuit, mais dans le coeur de Bhima le jour se lève."

04 novembre 2008

"Allumer le chat " de Barbara Constantine

Merci à Miss Orchidée de m'avoir prêté ce livre!

"Allumer le chat" est un roman de personnages, tous plus ou moins liés.

Raymond et Mine sont les grands-parents de Rémi qui est le fils de Josette et Martial qui est l'amant de Edith qui devient la maîtresse de Josette...et toute une série de personnages hauts en couleur!

Chacun raconte un morceau de l'histoire, des morceaux de vies reliées les unes aux autres, une histoire qui est un enchaînement d'événements anodins et cocasses et d'événements dramatiques et sérieux.

Le roman est à la fois drôle et loufoque, dramatique et émouvant. La quatrième de couverture cite Daniel Picouly : "Bonne nouvelle! Les Deschiens ont fait un enfant à Queneau. [...]"

Et c'est vrai : un peu d'absurde et de poésie mêlés.

Edit : Petit plus du roman, les titres de chapitres qui sont parfois des petits bijoux!

"8- Rémi, un peu nul en foot, découvre le piano"

"10- Josette fait le ménage en grand. Elle brûle tout"

"12- Le gendarme croit que c'est son jour de chance, mais en fait, non"

"30- Raymond aime Mine, c'est tout"

"34- L'enterrement de Martial, plutôt gai"

"63- Jack est amoureux et ça fait des notes de téléphone astronomiques"

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29 octobre 2008

Challenge "Lire autour du monde"

Une idée me trotte dans la tête...

Je vous propose de commencer un nouveau Challenge en 2009 (Quoi??? Encooooore un challenge???!!!) pour le quel il faudrait lire des livres qui nous feraient voyager.

L'idée serait de trouver :

un livre dont l'histoire se passe dans un pays d'un autre continent que le notre,

un livre dont l'histoire se passe dans une ville d'un autre continent que le notre,

un livre dont l'histoire se passe dans un pays de notre continent, mais pas notre pays,

un livre dont l'histoire se passe dans une ville de notre continent, mais pas notre pays,

un récit de voyage.

5 livres, c'est tout...et les auteurs ne sont pas forcément de la nationalité des villes ou  pays évoqués, c'est le lieu de l'action qui nous importe...

Et c'est là que la difficulté commence car à part les romans avec un titre explicite, on ne sait pas toujours où se situe l'histoire...alors comment trouver les livres correspondant au challenge??

...C'est pourquoi je vous propose de "mutualiser" nos connaissances pour faire une liste pour chaque rubrique dans la quelle tout le monde pourra piocher des idées pour constituer son "Challenge Lire autour du Monde"...

Pour qu'ensuite, à partir de janvier 2009 chacun sur son blog, ou dans des commentaires, on puisse essayer de lire autour du monde, en se concoctant son propre petit voyage...

Je ne sais pas si ça peut vous intéresser...(Donnez moi votre avis) Je vais commencer avec une liste de livres que j'ai déjà lu et vous pourrez la compléter avec  vos idées (soit dans les commentaires, soit par mail ("Contactez l'auteur"), soit sur votre blog si vous voulez vous lancer avec moi) en précisant le pays et la ville concernés

Précisions  A la demande générale de Emmyne : Le challenge Lire Autour du Monde commence le 1er janvier 2009 et finit le 31 décembre 2009...un an pour 5 livres!

Mais je ne suis pas "Grand Manitou" vous êtes super libres de faire comme vous voulez, vous pouvez faire une liste pour janvier et tout changer en cours d'année ...

Cliquez ici pour trouver des idées pour...

globe___livres    

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18 octobre 2008

"L'usage du monde" de Nicolas Bouvier

Lu il y a quelques temps...

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Dans les années 50, Nicolas Bouvier et un ami, Thierry Vernet, peintre, partent dans une petite Fiat pour un voyage et voir le monde ...Yougolsavie, Turquie, Iran, Pakistan, Afghanistan...

Mais au-delà du récit de voyage, c'est une réflexion sur le monde, sur le voyage avec une grand V, un cheminement personnel.

" Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait."

"A mon retour, il s'est trouvé beaucoup de gens qui n'étaient pas partis, pour me dire qu'avec un peu de fantaisie et de concentration ils voyageaient tout aussi bien sans lever le cul de leur chaise. Je les crois volontiers. Ce sont des forts. Pas moi. J'ai trop besoin de cet appoint concret qu'est le déplacement dans l'espace."

Au départ, j'ai lu ce livre car je suis moi même allée en Turquie et en Iran l'été 2007 (même si je ne voyageais pas dans les même conditions) et que depuis quelques temps je voyage pas mal, et j'ai trouvé des réflexions similaires aux miennes, des constats que j'avais pu faire moi-même.

" [...] Téhéran est une ville lettré. On sait bien qu'à Paris personne ne parle persan ; à Téhéran, quantité de gens, qui n'auront jamais l'occasion ni les moyens de voir Paris parlent parfaitement français. Et ce n'est pas le résultat d'une influence politique ni -comme l'anglais en Inde- d'une occupation coloniale. C'est celui de la culture iranienne, curieuse de tout ce qui est autre."

De plus il est intéressant de voir que le monde n'a pas tant changé que cela en plus d'un demi siècle.

"Je crois que l'Américain respecte beaucoup l'école [...] C'est naturel dans un pays civiquement très évolué où d'autres droits plus essentiels sont assez garantis pour que l'on y songe même plus. [...] Mais les recettes de bonheur ne s'exportent pas sans être ajustées, et ici, l'Amérique n'avait pas adapté la sienne à un contexte que d'ailleurs elle comprenait mal. [...] Parce qu'il y a pire que des pays sans école : il y a des pays sans justice, ou sans espoir. [...] En second lieu, cette école ne les intéresse pas. Ils n'en comprennent pas l'avantage. Ils n'en sont pas encore là. Ce qui les préoccupe, c'est de manger un peu plus, de ne plus avoir à se garer des gendarmes, de travailler moins dur ou alors de bénéficier davantage du fruit de leur travail."

Passionnant!

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10 octobre 2008

"Le rapport de Brodeck" de Philippe Claudel

Lu il y a quelques temps...

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Le rapport de Brodeck

« Le rapport de Brodeck » est rentré dans ma bibliothèque par un heureux hasard. En effet, je l'ai gagné un jour que je traînais sur le site du magazine ELLE. Et puis, c'est sans doute un peu grâce à lui que je suis devenue juré du prix des lectrices de ELLE puisque c'est sur ce roman que j'ai fait mon commentaire dans le dossier d'inscription. C'est donc un livre "coup de chance", mais surtout, c'est un livre "coup de coeur".

« Le rapport de Brodeck » fait partie de mes gros coups de coeur de l'année 2007 et pourtant c’est un livre qu’il est très difficile de raconter car c’est une histoire qui, au-delà des faits, m’a touchée et plu par son atmosphère.

L’histoire se situe dans un village indéterminé à une époque qui n’est pas clairement établie, mais on devine la deuxième guerre mondiale et un village de l’est de l’Europe.

Dans ce roman fait d'allers et retours dans le passé, un événement vient bouleverser l’équilibre fragile entre les hommes. Tous les hommes du village sont impliqués dans la mort de celui que l'on appelle "l'Anderer" (l'étranger) sauf Brodeck qui est alors chargé de rédiger un rapport sur la mort de celui-ci.

La rédaction de ce rapport, une sorte d'enquête, l’oblige à revenir sur le passé : un passé lointain qui raconte son arrivée, enfant, dans le village, le passé assez récent et très sombre du village en question pendant l'occupation ennemie, et un passé parallèle, inconnu de tous les autres au village, sur sa vie sur les camps dans lesquels il a été envoyé car avant même l'arrivée de l'Anderer, c'était lui l'étranger.

Ce livre parle de la mémoire, de la différence, de la haine et de la peur mais aussi de la nature humaine qui si elle peut être assez noire dans ses égoïsmes, peut aussi être faite d'espoir.

C'est un roman très bien écrit, très émouvant et très fort. C'est un livre poignant qui m'a beaucoup marquée.

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08 octobre 2008

Je suis une lectrice

J'ai toujours aimé lire mais cette année, c'est vraiment le summum...je suis impliquée dans de nombreuses lectures "groupées" et je ne peux même pas m'en plaindre car c'est moi qui l'ai voulu! Je ne rentre pas dans les détails aujourd'hui...ça sera l'occasion pour moi d'en parler plus tard!

Tout d'abord pour la deuxième année j'essaie je lis pour le Challenge ABC , le challenge dont beaucoup d'autre blogs parlent. 26 auteurs : 1 par lettre de l'alphabet. Je le fais en dillétante, je ne suis inscrite nulle part, mais j'essaie de faire baisser ma PAL grâce à lui...En 2007, je l'ai fini, mais en 2008 ça risque d'être plus dur, il sera mis un peu en veilleuse...

...et oui, cette année de lecture est un peu perturbée, car j'ai appris au mois d'avril que j'avais été retenue pour être juré du Grand prix des lectrices de ELLE 2009...C'est très excitant et même passionnant mais c'est aussi assez contraignant...lire avec des écheances, je n'avais jamais connu ça!

Dans la série des challenges, j'ai aussi commencé le Défi le nom de la rose , beaucoup moins contraignant puisqu'il n'y a que 6 livres à choisir et à lire dans l'année selon des thèmes...Celui-ci aussi est mis un peu entre parenthèses...

...parce que je me suis aussi lancé dans une autre aventure livresque...J'ai lancé l'année dernière un club lecture dans le collège où je travaille, et je l'ai repris avec beaucoup de participants cette année et je suis donc à fond dans les lectures jeunesse!

Sans oublier que j'essaie de faire part de mes lectures sur Le forum Le monde d'Allie , le lieu qui m'a fait faire mes premiers pas sur internet...

Bref, voici une petite présentation de Enna qui lit...

Plus de détails et plus de bla bla plus tard...je suis épuisée par ma première incursion de l'autre côté de l'écran!

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